Les gammes et modes au ukulélé

En ukulélé, vous pouvez apprendre à jouer des gammes ! Vous devez savoir qu’il en existe une multitudes comme la gamme pentatonique, les mineures, les majeures. Il existe aussi une autre variété de gamme qui se nomme  » les modes « . Ce sont des degrés d’une gamme qui permettent de définir une suite de note. Cela vous semble trop compliqué ? Pas de panique, je vais tout vous expliquer à travers ce cours sur les gammes et les modes au ukulélé.

Qu’est ce qu’une gamme ?

En musique, une gamme est une suite de notes qui sont séparées par des tons et demi-tons. Généralement, une gamme est composée de 8 sons. Pour autant, il est possible d’entendre des gammes à 6 sons ou 5 sons. Ces notes sont séparées logiquement par des intervalles composée de tons et demi-tons. Ces intervalles se répètent, c’est la distance entre chaque note qui permet d’apporter une sonorité et donc, le nom de la gamme. Par exemple, une gamme majeure aura une sonorité plus joyeuse qu’une gamme mineure.  Elles permettent donc de savoir quelles notes peuvent s’enchaîner de façon agréable sur le manche de votre ukulélé. Ces gammes vous permettent d’improviser, de composer et même de réaliser des exercices de vitesse.

Pourquoi apprendre à jouer des gammes au ukulélé ?

Ce n’est pas une obligation de savoir jouer des gammes au ukulélé. Elles vous permettront de composer, d’improviser ou de travailler vos déplacements. Vous pouvez très bien composer vos musiques et solos à l’oreille. Les gammes sont des facilitateurs qui vous permettront de jouer plus vite et de comprendre l’essence même de la théorie et du solfège en ukulélé. Je ne connais pas par coeur toutes les gammes, j’ai même uniquement mémorisé les principales. Ensuite, vous pouvez trouver des dictionnaires de gammes sur internet pour découvrir les centaines d’autres gammes et les utiliser.

Récapitulatif sur le nom des notes

Pour rappel, les notes sont :  » do ré mi fa sol la si do « . D’ailleurs, cette suite de note est la gamme majeure de do. Ces notes sont séparées par des tons et demi-tons. Par exemple, il y a un ton d’écart entre « do » et « ré », soit deux demi-ton. La note présente à un demi-ton de plus que le « do » est le « do dièse », noté « do# ». Le dièse, noté « # », permet d’ajouter un demi-ton à une note.

Son parfait inverse est le bémol, noté avec un « b » inversé. Ainsi, le « ré bémol » est un « do dièse ». En effet, il y a un ton entre « do » et « ré ». Le « do » avec un demi-ton supplémentaire est le « do# », et le « ré » avec un demi-ton en moins est le « ré bémol », soit le « do dièse ».

Toutes les notes de « do ré mi fa sol la si do » sont séparées d’un ton, sauf entre le « mi » et le « fa » et le « si » et le « do ». Il y a un demi-ton d’écart entre « mi/fa » et aussi entre « si/do ». Il n’y a donc pas de « mi dièse » ou de « si dièse » sur un ukulélé. Ainsi, l’ensemble des notes que vous pouvez jouer est « do do# ré ré# mi fa fa# sol sol# la la# si ». On favorisera toujours la notation du dièse à la place du bémol.

Il existe bien entendu plusieurs fois la même note sur le manche, mais plus grave ou plus aiguë. Vous pouvez entre trois « mi » différents, un grave, un autre plus aiguë et un autre très aiguë. On parle alors d’octave. Si la note devient grave, on parle d’octave inférieur. Si la note devient aiguë, on parle d’octave supérieur.

Quelles sont les différentes formes de gamme ?

On peut donc varier les écarts entre les différentes notes, allant d’un demi-tons à plusieurs tons d’écart. Ceci donne naissance à plusieurs gammes différentes. En fait, il y a autant de gammes que de combinaisons possibles entre les notes. Certaines auront une sonorité plus triste, d’autres plus joyeuses, ou auront un son plus oriental, asiatique, occidental et ainsi de suite. À force de les jouer, vous réussirez à savoir lesquelles sont intéressantes pour vous ou non. Personnellement, il y a des gammes que je trouve magnifiques ! Tandis que d’autres ne me seront d’aucune utilité dans mes compositions.

Les gammes majeures

La gamme majeure est définie par les écarts suivants : 1 ton, 1 ton, 1 demi-ton, 1 ton, 1 ton, 1 ton, 1 demi-ton.

Si nous prenons par exemple la gamme de « do majeur », on obtient  » do ré mi fa sol la si « . la gamme de « la majeur » commencera par un « la » et on appliquera les écarts de la gamme majeure. Ce qui nous donnera « la si do# ré mi fa# sol# la ». C’est simple, un fois qu’on a bien compris les écarts entre les notes, il suffit simplement d’appliquer les écarts pour trouver une gamme, en commençant toujours la note par celle qui donnera le nom de la gamme.

Les gammes mineures

Il existe plusieurs formes de la gamme mineure en ukulélé et en musique, qui sont différentes par leurs écarts. La plus utilisée est la gamme mineure naturelle.

La gamme mineure naturelle

Elle est composée des intervalles suivants : 1 ton, 1/2 ton, 1 ton, 1 ton, 1/2 ton, 1 ton, 1 ton.

La gamme mineure naturelle de « la » est donc « la si do ré mi fa sol ».

La gamme mineure mélodique

Voici les tons qui composent cette gamme : 1 ton, 1/2 ton, 1 ton, 1 ton, 1 ton, 1 ton, 1/2 ton.

Voici la gamme mineure mélodique de « la » : « la si do ré mi fa#sol# »

La gamme mineure harmonique

Pour terminer, voici les écarts à appliquer :  1 ton, 1/2 ton, 1 ton , 1 ton , 1/2 ton, 1 ton et demi, 1/2 ton.

La gamme de « la » mineur harmonique est « la si do ré mi fa sol# »

Les gammes chromatiques

C’est assurément la gamme la plus facile à retenir car elle contient toutes les notes, c’est à dire  » do do#ré ré# mi fa fa# sol sol# la la# si », donc 12 notes qui sont séparées à chaque fois d’un demi-ton. Elle est très pratique pour réaliser des exercices pour délier les doigts et gagner de la vitesse ou ajouter des notes de transition.

Dans ces gammes chromatique, il existe les gammes diatoniques qui n’est rien d’autre que « do ré mi fa sol la si do », ce sont toutes les notes sans altération. C’est aussi la gamme majeure de « do » !

Les gammes pentatonique

Tous les guitaristes adorent jouer la gamme pentatonique ! « Penta » veut dire « cinq ». C’est donc une gamme à cinq notes. Il suffit d’appliquer les écarts suivants :

1 ton et demi, 1 ton, 1 ton, 1 ton et demi, 1 ton.

Cette gamme pentatonique possède plusieurs formes qu’on pourra découvrir ensemble sur le manche de votre ukulélé. Elle a une sonorité un peu asiatique ! Amusez-vous à créer votre gamme pentatonique de La qui est la plus connue et jouez les notes dans tous les sens ! Vu qu’elles appartiennent toutes à la même gamme, cela sonnera toujours juste.

Les autres gammes

Comme cité précédemment, il existe une multitude de gammes au ukulélé. En voici quelques noms : la gamme gypsi, espagnole hawaïenne, égyptienne, japonaise… Ces noms sont évocateurs et vous permettront de vous glisser dans ces différentes sonorités atypiques. Comme dit, vous n’êtes pas obligé de les mémoriser ! Vous retrouverez des schémas et des manches de ukulélé illustrés pour savoir quel doigt placer lors de vos montées ou descentes de gammes. Ces cours sur les gammes sont contenus dans nos méthodes de ukulélé à télécharger.

La spécificité des gammes relatives

Les gammes relatives sont des exercices de transposition. Par exemple, il existe toujours une gamme mineure qui correspond à une gamme mineure. En fait, la gamme mineure qui correspond à cette gamme majeure devient sa relative mineure.

Voici un exemple : on cherche à trouver la relative mineure de la gamme de do majeur (do ré mi fa sol la si do). On va chercher la sixième note de cette gamme, c’est donc le « la ». La relative mineure de la gamme de « do majeur » est donc la gamme de « la mineur ». Facile n’est ce pas ? En fait, on a cherché non pas la sixième note, mais le sixième degrés de la gamme. Je vais vous expliquer quelle est la différence avec les notes et les degrés.

Qu’est ce que les degrés en musique et les intervalles ?

En théorie musicale, les degrés vont déterminer la place d’une note dans ce qu’on pourrait nommer « une échelle musicale ». Chaque position de cette échelle musicale est un degré qui comporte un nom :

  1. Le premier degré est la tonique.
  2. Le deuxième est la sus-tonique.
  3. Le troisième est la médiante.
  4. Le quatrième est la sous-dominante.
  5. Le cinquième est la dominante.
  6. Le sixième est la sus-dominante.
  7. La septième est la sensible.
  8. Le huitième degré est l’octave de la tonique, donc à nouveau la tonique mais en plus aiguë.

Ainsi, en cherchant avant la sixième note, on cherchait la sus-dominante !

Attention à ne pas confondre les tierces et les intervalles ! L’intervalle, c’est l’écart entre deux notes alors que le degré est sa position. Ainsi, voici le nom des écarts par rapport à la première note d’une gamme :

  1. La fondamentale (pour une gamme) et la tonique (pour un accord) est la note elle même, par exemple « do » dans une gamme de « do ».
  2. La seconde est la note suivante (tonique + 1 ton).
  3. Puis la tierce (qui peut être mineure avec tonique + 1,5 ton ou majeure avec tonique + 2 tons).
  4. La quarte. (tonique + 2,5 ton).
  5. La quinte (qui peut être « diminuée » avec tonique + 3 tons, « juste » avec + 3,5 tons, ou « augmentée » avec + 4 tons).
  6. La sixte (tonique + 4,5 tons).
  7. La septième (mineure avec tonique + 5 tons ou majeure avec tonique +5,5 tons)
  8. L’octave, qui est donc un retour à la tonique avec 6 tons.

Vous savez tout ! Vous l’aurez deviné, une gamme est majeure si sa tierce est majeure, et mineure si sa tierce est majeure. Il suffit de compter le nombre de tons d’écart entre la fondamentale et sa tierce pour le savoir.

Qu’est ce qu’un mode au ukulélé et comment les jouer ?

Il existe une dernière chose à savoir sur les gammes. Il existe 7 modes par gamme ! C’est d’une logique simple mais la mécanique à mettre en place peut sembler complexe. Le mode 1 correspond à la gamme elle-même. Le mode 2 correspond au fait de commencer à jouer cette gamme à partir de sa deuxième note. Le mode 3 à partir de sa troisième note et ainsi de suite. Simple non ?

Voici le nom des modes :

  1. Le mode I est Ionien.
  2. Le mode II est Dorien.
  3. Le mode III est Phrygien.
  4. Le mode IV est Lydien.
  5. Le mode V est Mixolydien.
  6. Le mode VI est Éolien.
  7. Le mode VII est Locrien.

On obtient ainsi des intervalles :

  • Par exemple le mode Ionien de la gamme de do majeur est « do ré mi fa sol la si do »,  soit « 1T – 1T – 1/2T – 1T – 1T – 1T – 1/2T »
  • Le mode Dorien nous donne les écarts suivants sur  » ré mi fa sol la si do ré  » :  »  1T – 1/2T – 1T – 1T – 1T – 1/2T – 1T « 

Prenons maintenant le « Mi dorien ». On commence par un « mi » et on applique les écarts suivants  »  1T – 1/2T – 1T – 1T – 1T – 1/2T – 1T  » ce qui nous donne : « mi fa# sol la si do# ré mi »

Voila, vous n’avez plus qu’à appliquer ces écarts en prenant à chaque fois une note de référence ! Il faut savoir que certains modes sont majeures et d’autres mineures. Ainsi, le Ionien, Lydien et Mixolydien sont majeurs. Le reste est mineur ! Pour pratiquer tout cela, je vous invite à découvrir notre méthode de ukulélé en ligne qui vous apportera d’excellents exercices de réflexion, composition et vous gagnerez assurément en vitesse !

 

 

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